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Philosophy Cafe, French on Thursday 20th of October, at 7:30 pm at Les Boules Cafe Petanque

posted Oct 12, 2011, 11:11 AM by Eric Masson   [ updated Oct 12, 2011, 9:11 PM ]
Le Mont Athos et ses dépendances, héritage direct de la philosophie byzantine ?  /  Mount Athos and its outbuildings, direct legacy of byzantine philosophy ?
 
FREE ENTRANCE...... 
 
by Jean-Michel Sourd

Head of French Department, Diocesan Boys’ School

will be presented in French with additional translation in English

Le Mont Athos, de par les témoignages de ceux qui y ont foulé la terre à pied, a toujours
été considéré comme un lieu immuable, intemporel. Or, comme le faisait remarquer
savamment Roland Barthes, dans un entretien avec Maurice Nadeau, diffusé le 13 mars 1973
sur France Culture1, « la littérature, quant à elle, n’est pas un objet intemporel, une valeur
intemporelle, mais un ensemble de pratiques et de valeurs situées dans une société donnée. »

C’est cette confrontation de la littérature à travers les récits des voyageurs de la Sainte
Montagne, et du Mont Athos, apparemment immuable, centre spirituel plus que millénaire de
l’orthodoxie, que cette étude va recentrer l’enjeu même de la question de l’essence de la
littérature de récits de voyageurs à l’Athos, comme si, peut-être, nous avions là une inversion
des tendances, un récit « athonite » aux formes figées et immuables, héritage de cette
philosophie byzantine, pour une littérature intemporelle, en face d’un Mont Athos qui évolue
en substance, plutôt qu’en essence, le Royaume des Anges Noirs au coeur du postmoderne.

Assisterait-on dans cette dualité récits sur l’Athos/ Mont Athos, à un renversement des
valeurs qui sont au sein même des réflexions sur les théories de la littérature ?

Serions-nous comme dans les romans de science-fiction, dans une impasse spatiotemporelle
ou dans les jalons d’une réflexion nouvelle post-barthésienne de la littérature et de
son objet ?

Cette étude approfondie des récits sur la Sainte Montagne de l’Athos, nous livrera peut-être
des pistes pour l’échafaudage de théories sur ce que la philosophie byzantine noua a
léguer en ce début de XXIème siècle.

Que cette présentation rende hommage aux curieux, aux byzantinologues, confrontés à
vivre dans le réel, l’objet même de la reconstitution de leur désir, aux pèlerins en quête d’un
idéal mystique et enfin aux grands théoriciens de la littérature : les Barthes, Blanchot, Eco,
Steiner, Genette et Kristeva qui ne cessent de nous interroger sur le sens profond de la
littérature, oxygène essentiel de l’Homme, qui relève de l’essence même de son humanité et
qui rapproche sans doute de l’élan mystique et spirituel que la philosophie byzantine a légué
aux hommes d’aujourd’hui.

1 Barthes Roland, Nadeau Maurice, Sur la littérature, Presses universitaires de Grenoble, 1980, p. 9.


ċ
Eric Masson,
Oct 12, 2011, 11:11 AM
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